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L'art du tapa : Etoffe pour les Dieux, Etoffe pour les Hommes, 2005, 191 p. -

Un dimanche de mai 1954, à Londres, sur un étalage de marché aux puces, l'auteur repère un curieux morceau d'étoffe, orné de rayures alternées couleur ébène et ivoire. Intrigué, il l'achète pour quelques ponces puis le porte à la blanchisserie. Conseillant de la jeter, le teinturier refuse fort heureusement de nettoyer l'étoffe jugée " trop sale " ! Celle-ci sera alors remisée dans une boîte par son nouveau propriétaire. Vingt années passent avant qu'il revoie d'autres tapa, ressorte sa relique puis se passionne définitivement pour le sujet. Qualifié de tapa par les Tahitiens (terme également employé par la littérature scientifique), le feutre d'écorce battue est une étoffe malléable non tissée, utilisée pour la confection des vêtements, de couvertures, de voiles de bateaux, voire de parois d'habitations, de décorations, de masques ou d'objets de culte. Dès le début du XIXe siècle, de leurs expéditions dans le Pacifique, marins et missionnaires ont rapporté en Europe et en Amérique les tapa des mers du Sud, fascinants témoignages des cultures indigènes. Les riches motifs décoratifs dont les tapa sont parés permettent d'identifier le lieu et le groupe ethnique qui les a créés. Les thèmes ornementaux renvoient aux esprits ancestraux, à des signes de bon ou de mauvais augure, des mythes ou métaphores de la condition humaine. Source de plaisir esthétique, véritables morceaux d'histoire et de vie, les tapa constituent d'importants supports d'études anthropologique, généalogique et historique. Révélant un mode d'expression du cœur de l'Océanie majoritairement féminin, les signes métaphoriques sophistiqués comme les couleurs élaborées qui ornent les tapa suscitent la curiosité et forcent l'admiration.
Référence : 32003. Français
15,90 €
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