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ÉPUISÉ - Nîmes romaine et l'eau, (suppl. Gallia, 57), 2006, 440 p., 226 ill.

ÉPUISÉ - Nîmes romaine et l'eau, (suppl. Gallia, 57), 2006, 440 p., 226 ill. - Gallia - Suppléments

Cet ouvrage exhaustif réunit toute la documentation relative à l'eau dans Nîmes, ville romaine de taille moyenne. Il comprend trois parties : le site, ses contraintes naturelles, les conditions dans lesquelles la ville s'est développée ; les divers modes d'alimentation utilisés : la source du sanctuaire de la Fontaine, le puits, l'aqueduc ; la consommation et l'évacuation de l'eau, l'assainissement des quartiers, les égouts.Les villes romaines possédaient une grande diversité d'aménagements hydrauliques desservis par des adductions et reliés à un réseau d'égouts. Ces structures, longtemps dépréciées – excepté les plus prestigieuses –, sont désormais mieux prises en compte par les chercheurs. Le présent ouvrage franchit une nouvelle étape en offrant pour la première fois une vision globale de la maîtrise de l'eau dans un espace urbain déterminé.La ville de Nîmes doit son origine à la présence d'une source jaillissant autrefois dans un environnement remarquable. Cette exsurgence fut l'objet d'un culte au dieu topique Nemausus, aux ancêtres et aux Mères. Dans le sanctuaire qui a été établi en ce lieu, la gestion de l'eau a joué un rôle essentiel dans la scénographie mise en œuvre autour d'un espace désormais interprété comme un lacus architecturé, tout en contribuant à la mise en place d'une première adduction. Par ailleurs, si les investigations menées n'ont pas permis de retrouver de nombreuses citernes, en revanche, il a été recensé un grand nombre de puits dont l'usage s'est poursuivi sans interruption du fait de la présence d'une nappe phréatique peu profonde. Confirmant et précisant des études antérieures, l'auteur a pu établir que, vers le milieu du Ier s. apr. J.-C., un accroissement des ressources a été rendu possible grâce à un aqueduc venant d'Uzès. Un second, plus énigmatique et circulant en plaine, se dirigeait paradoxalement vers la campagne. L'eau des adductions était distribuée par un réseau composé majoritairement de tuyaux de plomb normés dont il a été retrouvé plus de traces que ne le laissaient supposer les modestes vestiges conservés dans le musée archéologique de la ville ou les découvertes issues des fouilles récentes. Des thermes, dont l'apparition pourrait être contemporaine de l'Augusteum, des fontaines et des bassins, notamment, fonctionnaient grâce à ce réseau. Enfin, pour assurer l'assainissement des habitats des hauteurs comme ceux de plaine, les hydrauliciens romains ont dû répartir judicieusement les eaux usées et de ruissellement afin d'éviter l'engorgement des canalisations. Ils y sont parvenus efficacement en constituant des «bassins d'égout» et en augmentant le gabarit des grands collecteurs. Les mêmes préceptes ont été adoptés avec succès pour la réalisation du réseau d'égouts de l'amphithéâtre flavien, qui est un modèle du genre.
Référence : 32574. Français Retour